Amoureuse, enfin.
8 aout 2025
Je suis tombée amoureuse.
Enfin. Après tant d’années à lutter, à m’auto-saboter…
Voilà, c’est arrivé.
De façon inattendue
et spontanée.
Je suis à nouveau
tombée amoureuse.
Mais cette fois,
non pas de la vie,
non pas d’un homme,
non pas du monde.
Cette fois,
et pour la première foi
je suis tombée amoureuse de moi.
Oui, moi-même.
De cette femme que j’incarne,
de ce corps que j’habite.
De mes nuances, mes contradictions,
De chacunes de mes facettes,
les plus sombres comme les plus lumineuses,
les plus intimes,
les plus subtiles.
De mes élans sauvages,
Et mes trésors cachés.
Je l’avais demandé,
intentionné, c’est vrai.
Mais je ne m’y attendais pas.
Pas comme ca.
Et pourtant, me voilà,
au décollage de cet avion de retour vers la France,
à pleurer de gratitude,
de joie. De complétude.
Ces larmes silencieuses qui montrent
que je me sens touchée, de moi à moi.
Ces larmes qui me remercient pour ce temps
que je me suis enfin accordé,
pour ce sanctuaire intime;
cet espace sacré,
cette pause bien méritée.
15 jours à voyager seule.
À nouveau…
Mais cette fois,
non pas par survie,
par fuite
mais par choix.
5 jours seule face à la mer.
Sur une plage sauvage.
Avec un transat en plastique.
Pas de chichi.
Pas de téléphone.
Pas de réseau, pas de wifi.
Pas de musique, de podcast,
ni meme de livre.
RIEN. DU FUCKING RIEN. ENFIN !
Juste moi.
Le soleil,
les embruns
et l’horizon.
JUSTE MOI FACE AU VIDE.
« Calada », mon amour…
Ton silence a été mon miroir.
Tu m’as offert la plus
précieuse des rencontres
celle de ma propre présence.
Un tête-à-tête choisi,
à la rencontre
de mon silence,
de mon vide.
Celui qui m’a tant
fait souffrir auparavant.
Ce vide que j’ai tant subi,
et qui est venu me chercher bien loin, dans mon dark.
Et pourtant, cette fois…
il était lumineux.
doux, nourrissant,
accueillant.
Chaleureux, même.
Ce vide
s’est transformé
en espace.
Un espace
vaste, chaud, fécond,
vibrant.
De l’espace pour
être à nouveau
présente.
Présente à moi,
à chacun de mes sens.
Dans la simplicité pure.
Rien à faire.
Nulle part où aller.
Personne à être.
Plus de casquettes.
Plus de sac à porter,
de révolution à mener.
Juste une :
celle d’apaiser mon intériorité
Ma relation à moi-même.
De m’écouter.
Cette relation si intime.
Celle qui est garantie à vie.
Je ne m’y attendais pas.
Et pourtant,
c’était l’appel
criant de mon âme.
Après tant de chaos,
tant de lutte,
tant de mouvements…
Il était temps
de revenir à moi.
De couper le bruit.
De m’ancrer.
Un appel urgent
à me recentrer.
A me barer loin
À tout couper
pour faire le point.
Loin de tout
et proche de moi.
De me retrouver,
et aussi de rencontrer
celle que je suis devenue,
à travers les années,
les voyages,les métamorphoses,
la maternité.
Je me redécouvre.
Je me réinvente.
Je me télécharge à nouveau,
comme une little update
intégrée dans chaque cellule.
Une célébration
discrète mais puissante.
Une victoire intime
sur un chemin sinueux —
celui de l’acceptation.
Mettre fin à
cette guerre invisible.
Faire la paix, enfin.
Une vraie paix. Durable. Silencieuse. Présente.
Un chemin d’années
à cultiver la compassion,
à apprendre l’indulgence,
à accueillir
les larmes et les cris,
à tout intégrer,
jusqu’à ce que
chaque pièce de moi
trouve sa place dans mon tout.
Et comme souvent
sur le sentier solitaire,`
il y a eu des rencontres d’âmes.
Attendues ou imprévues.
Des retrouvailles,
des échos d’Annecy, de Californie, du Costa Rica…
Des âmes
qui nourrissent,
qui élèvent,
qui rappellent qui nous sommes.
qui font leur part.
Des mentors,
des âmes-sœurs,
des inspirations silencieuses.
Un doux tissage,
Un joyeux mix,
un subtil équilibre
between the Self and The Other.
Somehow weaving the threads
of community beyond borders.
Toujours, inconsciemment,
rassemblant la tribu.
Reliée à ces âmes
que je n’oublie pas.
Et puis il y a eu la ré-union
avec cette nature sauvage.
Avec la Mer.
Cette matrice liquide,
cet substance
qui danse et guérit,
Cet espace grandiose,
infini,
de fertilité,
de minéraux,
de puissance.
J’avais oublié mon lien
à Elle.
A cette Mère.
Merci, Terre-Mère,
toi qui guéris,
toi qui nourris,
toi qui nous relies.
Quelques apprentissages
que j’ai pu ancrer dans ma chair, à nouveau :
En ville, on se sent isolé et vide. En nature, on se sent relié et avec de l’espace.
Nos envies ne sont pas toujours nos besoins. Nos besoins, eux, ne mentent jamais.
Quand on est nourri et ressourcé, alors on peut donner, offrir avec générosité et sans se vider.
Quand on s’inspire soi-même, on devient source pour les autres.
Alors voilà.
À présent,
de ce sanctuaire intérieur,
de cette paix féconde,
je me sens prête
à aimer à nouveau.
À ouvrir mon cœur,
à l’amour vrai.
Celui qui est pur,
celui qui est sain.
Celui qui unit, qui élève,
qui ouvre sans contraindre.
Je me sens prête à me dédier pleinement à ma mission :
accompagner la paix, l’alignement,
la guérison.
Mais surtout…
à aimer.
Et à être aimée.
À aimer en grand
Me laisser traverser
Retomber amoureuse
de ce vivant vibrant.
Avec amour.
Myriem