CEREMONIE 2025

31 Décembre 2025

Deux photos. Deux états. Même date, à un an d’écart.

La première : je suis seule au lit, malade, entourée pourtant des femmes les plus importantes de ma vie. Et malgré cela, c’est le chaos complet.

Je suis vide à l’intérieur. Éteinte.

La deuxième : cette année.

Je fais le choix d’être seule pour ce réveillon.

Une concrétisation de cette année 2025 que j’aurais vécue comme une cérémonie, un dépouillement intérieur pour renaitre.

Seule à l’extérieur, mais remplie à l’intérieur.
Il y a le calme, la sérénité. Je goûte enfin à cette paix incarnée.
Celle de me choisir. De me suffire pour célébrer ce passage.

À l’intérieur, je me sens pleine.
Je ressens que ce vide s’est transformé en un espace fertile : de vie, de puissance, d’envies. Je me ressens pleinement.

Waouh.
Quelle concrétisation.Quelle victoire.
Quelle revanche sur la vie.

J’ai enfin soigné cette blessure profonde de solitude et de sensation d’abandon.
Cette blessure que je traîne depuis mon arrivée dans la vie, en couveuse.
Ou peut-être même avant, quand mon père ne voulait pas d’enfant.

Je suis le fruit d’une femme qui s’est choisie.
Qui a suivi son appel profond de devenir mère, à plus de 40 ans, sans conjoint. Mais pas sans amour… Pas sans l’élan puissant de porter la vie.

Je suis le fruit de cette lignée de femmes fortes, guerrières, qui se sont battues pour voir la lumière dans une vie ponctué de souffrances.

Et à mon tour, j’y suis passée, ces 10 derniéres années à cette initiation berbère : trouver la lumiére, la sagesse dans les ténèbres, célébrer la vie dans les hauts comme dans les bas, tenir la torche de l’espoir pour offrir de la lumière à ceux qui peinent à la voir.

Mais aujourd’hui, en ce dernier jour de 2025,
je choisis de relâcher mon passé.
Je lache cette torche qui devient bien trop lourde à porter.

Cette année, je me suis réalignée, je me suis recentrée pour intégrer,
pour me soigner de l’intérieur avant de retourner à l’extérieur.

En 2024, j’ai touché des centaines de personnes avec tous mes événements, mes accompagnements, mes espaces. Le succès professionnel entreprenarial à tout niveaux.

C'était sympa a vivre, complésent, mais cela s’est révélé être une compensation.

Celle d’un mal-être intime profond dans ma relation de couple et de mère-fille.
J’allais voir la lumiére à l’extérieur pour ne pas avoir à faire face à une réalité intime bien trop dure à regarder.

La fin de ma relation de couple après 16 ans et un enfant.

La violence familiale qui perdure à travers moi,

à travers mes réflexes archaïques qui s’activent malgré moi.

Je suis ma propre victime.

Et pourtant, à l’extérieur, je tiens des espaces. Je crée un lieu. Je monte des projets. Mais je réalise que cela ne fait plus sens.Je ne peux pas prôner l’alignement sans être alignée moi-même dans tous les aspects de ma vie.

"What we do is how we do."
C'est pour moi ca l'intégrité.

Alors en 2025 je stoppe mes événements.

Je réduis mes revenus d’entrepreneure au strict minimum pour couvrir mes frais de vie, mes accompagnements et ma thérapie. Je me recentre sur mes mentorats en 1:1, en alignement sacré et Human Design, et avec Naître à soi (toujours en cours).

En parallèle,

je commence le processus d'écriture et de mise en scène de mon spectacle.
À ce moment-là, je n'imagine pas que c'est ce qui est en train de se mettre en place, je voulais simplement revenir sur scene pour faire des « conférences experientielles », avec l'intention de vivre ce process avant tout pour moi, pour guerir et intégrer mes dix années passées. Après tout, c’est pour cela que je suis revenue du Costa Rica.

Le 6 janvier, mon ex part enfin de la maison.

Le 8 janvier, je suis dans la salle d'attente de mon thérapeuthe.

Dur réalité mais necessaire. Faut assumermes choix, mon passé.

Je me fais accompagner par un psy EMDR spécialisé en traumatismes complexes.
J’insiste pour qu’il me prenne malgré son agenda complet. Et ça marche.

J’entame aussi un cheminement en tantra.
Ma force vitale et sexuelle se remet à circuler après plusieurs années de répression.Je me retrouve seule avec ma fille la moitié du temps, seule avec moi-même l’autre moitié.

Et voilà, face à mes peurs les plus profondes.
Etre seule et reproduire ce que j'ai vécue et le faire vivre à ma fille à son tour.
Visiblement, Il faut passer par la, revenir à l’origine pour changer l’histoire.

Alors, je purge.

Je me prends dans les bras.

Je respire dans les crises d’angoisses nocturnes

Je me sécurise dans mon insécurité.

J’apprend à me sauver moi meme une nuit à la fois.

Le château de protection et d’illusions que j’ai construit s’effondre à coup de sessions EMDR, d’ateliers tantra et d’aprés-midi de mise en scène. Un monde intérieur s’écroule et j’en suis consciente. Je suis à la fois celle qui meurt et celle qui renaît. Celle qui pleur toutes les larmes de son corps et celle qui se console.

Je me prends dans les bras,

je me fais des bains,

je m’offre des roses pour essayer d’apaiser tout ça.

Je vis mon deuil, encore un.

Je vis à la fois la mort de ce qui n’est plus et ma propre renaissance

, à travers l’écriture de mon seule-en-scène.

Ce processus m’amène à retrouver mon mode ermite.
Celui que j’ai connu enceinte, quand la solitude me remplissait et me permettait de sauver de l’energie pour nourrir mon bébé.

Me voilà à nouveau enceinte mais cette fois de moi-même.

Je vis mon vortex. Je coupe les distractions. Ca devient dure de rester en lien avec le monde exterieur, de répondre aux messages et suivre tout ce qu’il se passe. De poster sur les réseaux ou communiquer sur mes offres. Alors tant pis je lache les injonctions et je plonge en moi, je reviens à la base, à l’essentiel, au Soi. Et pour tout le reste je fais confiance, je relache.

Cette année aura été une transition nécessaire.

Un ralentissement conscient avant d’accélérer,

avant de me déployer pleinement ancrée

Arrêter de me cacher derrière des projets,des co-créations, des concepts. Je suis enfin prête à me dévoiler. Mon histoire. Ma lumière. Ma vision. Ma sagesse. Mon unicité.

Celle de mon âme qui a choisi la Terre pour s’incarner et ce corps pour vibrer.

Il y a dix ans, la vie m’a fracturée.

Dix ans de survie.

J’ai réussi, je m’en suis sortie.

Aujourd’hui, je pose l’intention de vivre.

De faire honneur à la vie.

Non plus en donnant aux autres, mais en me donnant à moi.

M’aimer pour qui je suis. Aimer mon histoire telle qu’elle est.

Relâcher le passé.

Avancer en me donnant les moyens de vivre la vie que j’ai à coeur de mener.

Aujourd’hui, je m’honore. Je me remercie. Pour ma résilience. Pour mon courage. Pour l’amour qui gagne toujours dans mon cœur. Pour la confiance profonde en la vie qui m’a été transmise. Pour ma capacité à demander de l’aide, du soutien. Pour ma force de vie, pour ce feu qui ne s’éteint pas.

En 2026, je reviens dans la facilitation d’espaces,

non plus pour me réparer,

mais pour partager mon éclat,

mon amour pour la vie et l’humain.

Pour kiffer et m’amuser.

Pour créer du lien.

Avant, je créais depuis mes blessures. J’avais viscéralement besoin de soigner mon féminin, de me sentir entourée en créant des communautés, de me libérer.

Maintenant que je me suis réparée de l’intérieur, j’ai envie de continuer à œuvrer,mais depuis un espace de choix conscient, et non plus de compensation.

Ce sera trés certainement plus juste. Plus durable. Plus puissant. Plus abondant. Plus dans l’ordre naturel des choses. Je me remercie pour la patience que j’ai eue envers mes désirs, pour la constance, pour l’endurance à guérir, un jour à la fois.

Et pour le courage d’avoir enfin lancé ma mission de vie : revenir sur scène et continuer à accompagner la renaissance personnelle et l’alignement sacré. Je remercie profondément la sororité, ces femmes qui m’ont entourée, écoutée, soutenue. Et ces hommes qui se sont présentés et qui m’ont apporté.

J’ai choisi de passer ce réveillon avec ma fille, puis avec moi-même, malgré les nombreuses invitations. Je me suis retrouvée seule, non pas par défaut cette fois mais par choix conscient.

Car aujourd’hui, après cette année d’intégration,

je me sens enfin…

À la maison.

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Amoureuse, enfin.